Jacques Cartier était un navigateur, un cartographe, un explorateur et un écrivain (il décrit ses voyages).Il est né à Saint-Malo en 1491 et mort à 65 ans en 1557 dans la même ville. Jacques Cartier jouait un rôle important dans la ville de St Malo. Il était souvent demandé pour être juré ou témoin dans des procès au tribunal. Il était également présent lors de nombreux baptêmes : il a été 35 fois parrain ! Jacques était un spécialiste de la loi bretonne.

Jacques Cartier effectue son premier voyage officiel pour le Roi de France François 1er en 1534. Il a été choisi car quand il était jeune, il est souvent allé pêcher la morue dans le nord de l’Atlantique, à Terre Neuve, avec son père comme de nombreux jeunes malouins de son époque. Présenté au Roi par l’Abbé du Mont St Michel, Jacques Cartier effectue 3 voyages en Amérique entre 1534 et 1542. Le Roi lui demande de trouver une route vers l’Asie et de ramener des richesses en France.

Le premier voyage en 1534. Lors de son premier voyage, Jacques Cartier part avec 61 hommes et deux bateaux. Ils mettent 20 jours à traverser l’Atlantique. Ils arrivent au Golfe de Saint-Laurent et là grosse surprise : ils découvrent des animaux qu’ils n’ont jamais vus auparavant : des fous de bassan, des ours polaires, des morses, des grands pingouins (aujourd’hui disparus). Ils rencontrent aussi des indiens qui veulent faire des échanges avec eux mais l’équipage de Jacques Cartier prend peur et tire des coups de canon. Un petit peu plus tard, ils acceptent quand même d’échanger des couteaux et des tissus contre des peaux d’animaux.Mais Jacques Cartier veut faire plus que du commerce ! Quand il descend de son bateau, il plante une énorme croix avec écrit dessus :   VIVE LE ROI !

Et il déclare que dorénavant cette terre appartient au Roi de France François 1er. Mais les Iroquois, indiens qui habitent sur ce territoire, sont mécontents car ce n’est pas leur roi et leur religion ! Alors Jacques Cartier leur dit que c’est juste un repère pour les bateaux et ils l’acceptent.L’explorateur rencontre ensuite le chef Donnacona des Iroquois et rentre à St Malo avec ses deux fils ! Jacques Cartier a une idée en tête à cet instant-là : il veut que les deux Iroquois apprennent le français pour qu’ils lui disent où sont cachées les richesses !

Le deuxième voyage en 1535. Jacques Cartier repart en Amérique en 1535. Il repart avec 3 bateaux et les 2 fils indiens qui parlent maintenant français et qui vont pouvoir servir de guides. Jacques Cartier commence à dessiner les cartes du fleuve St Laurent. Sur place, il construit un petit village de cabanes en bois, ce que les Iroquois appellent un « kanata ». Ce qui donnera le nom « Canada ». Il remonte le fleuve et traverse des villages iroquois où l’on cultive du tabac et une céréale inconnue : le maïs ! Il nomme une colline « Mont Royal », village qui deviendra la ville de Montréal. Jacques Cartier retourne en France mais il lui manque 25 marins, morts du scorbut, maladie causée par le froid de cette région. Cependant, grâce à un remède des indiens à base de plantes, il pourra sauver certains hommes. Il repart avec Donnacona et 9 indiens toujours dans le but d’obtenir des informations sur l’endroit où se cachent des richesses. 

         

 

Le troisième voyage en 1541  En 1541, Jacques Cartier repart pour son 3ème voyage pour ramener de l’or. Il est accompagné de Robert Val qui a pour mission d’installer des français au Canada. Le roi de France, François 1er souhaite que le Canada devienne une terre de chrétiens. Donnacona et ses amis Indiens ne sont pas du voyage : ils restent en France où certains se sont mariés et d’autres sont morts. Jacques Cartier revient en France avec de l’or et des diamants. Après expertise, Cartier se rend compte que les Indiens l’ont arnaqué : ses pierres sont en fait de simples pierres sans aucune valeur !

Jacques Cartier finit sa vie dans son manoir en Bretagne et meurt à St Malo en 1557 alors qu’une épidémie de peste ravage la ville. C’est lui qui a cartographié les rives du fleuve St Laurent et a permis à la France de conquérir le Canada et le Québec.

Plus de 460 ans après sa mort, on parle toujours français à Montréal.